Guadeloupe : une cyberattaque paralyse les rayons frais du Carrefour Market de Petit-Bourg

Dans la nuit du 11 au 12 octobre, une cyberattaque d’envergure a visé les systèmes de réfrigération de plusieurs centaines de supermarchés en France. En Guadeloupe, le Carrefour Market de Colin, à Petit-Bourg, a été touché, contraignant l’enseigne à jeter l’ensemble de ses produits surgelés et à fermer temporairement ses rayons frais.
Les clients du Carrefour Market de Colin, à Petit-Bourg, ont eu la surprise, ce mardi matin, de trouver les rayons frais et surgelés vides et inaccessibles. L’explication tient en un mot : cyberattaque. Dans la nuit du 11 au 12 octobre, des pirates informatiques ont compromis les systèmes de réfrigération de plusieurs centaines d’enseignes de grande distribution dans l’Hexagone. La Guadeloupe n’a pas été épargnée.
Les conséquences pour le magasin sont concrètes et immédiates. L’intégralité des produits surgelés a dû être détruite, faute de pouvoir garantir la chaîne du froid. Selon nos informations, un réapprovisionnement est attendu en fin de semaine. Pour l’enseigne, le préjudice va bien au-delà de la seule perte de marchandises : frais d’intervention technique, réparations éventuelles des installations, manque à gagner sur le chiffre d’affaires et perturbations de la logistique d’approvisionnement s’accumulent en quelques heures.
Pour Mathieu Rutick, expert en intrusion et hacker éthique, cet épisode illustre la vulnérabilité croissante des infrastructures industrielles connectées face aux cybermenaces. Les systèmes de réfrigération des grandes surfaces, désormais pilotés à distance et intégrés à des réseaux informatiques, constituent une cible de choix pour des attaquants capables de provoquer des dommages physiques et économiques massifs sans jamais pénétrer dans un bâtiment.
L’incident rappelle que la cybersécurité des équipements industriels reste un maillon faible pour de nombreux acteurs de la distribution, y compris dans les territoires ultramarins où les délais de réapprovisionnement sont structurellement plus longs qu’en métropole, rendant chaque rupture de stock d’autant plus pénalisante pour les commerçants comme pour les consommateurs.


