Le président des vétérans de football de Saint-Georges de l’Oyapock, Jean-Marie Geneviève, a été victime d’un violent braquage lundi soir dans le bourg de la commune frontalière. Deux individus armés et cagoulés ont pris pour cible le dirigeant sportif ainsi que plusieurs membres de sa famille avant de s’enfuir vers le Brésil.
Une nouvelle illustration des difficultés sécuritaires à la frontière
Les faits se sont déroulés alors que Jean-Marie Geneviève rentrait d’une soirée organisée à Oiapoque, de l’autre côté du fleuve. Vers 21 heures, les deux agresseurs ont surgi et ont contraint les victimes à remettre bijoux, argent liquide, papiers d’identité et cartes bancaires sous la menace de leurs armes.
Profondément choqué après cette attaque, le président des vétérans de football a dénoncé une dégradation inquiétante du climat sécuritaire dans cette commune frontalière de l’est guyanais. Il estime que même les secteurs habituellement fréquentés et animés ne sont désormais plus épargnés par la criminalité.
Après leur braquage, les auteurs ont pris la fuite à bord d’une pirogue en direction du Brésil, profitant une nouvelle fois de la porosité de la frontière fluviale entre Saint-Georges et Oiapoque.
Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie, chargée de mener les investigations afin d’identifier les auteurs de cette agression armée. À ce stade, aucune interpellation n’a été annoncée.
Cette affaire relance les préoccupations autour de l’insécurité dans les zones frontalières de Guyane, où les trafics, les passages clandestins et les actes de délinquance restent particulièrement difficiles à contenir. Les habitants réclament régulièrement un renforcement des moyens de sécurité et une présence accrue des forces de l’ordre pour protéger les populations locales.


