La justice réunionnaise a frappé fort contre le trafic de drogues de synthèse dans le Sud de l’île. Le tribunal de Saint-Pierre a condamné un couple impliqué dans la revente de “Dou”, également appelé “B13”, une substance particulièrement dangereuse qui gagne du terrain à La Réunion.
Une réponse judiciaire ferme face à une drogue destructrice
Le principal mis en cause a été condamné à trois ans de prison avec maintien en détention. Son complice a écopé de 18 mois de prison avec sursis. En parallèle, les magistrats ont ordonné la confiscation de l’ensemble des biens liés au trafic, y compris leur habitation estimée à près de 200 000 euros.
L’enquête avait été ouverte début avril à Saint-Louis par le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de Saint-Pierre après plusieurs constatations sur le terrain. Les investigations ont rapidement permis de remonter jusqu’au couple soupçonné d’alimenter ce trafic dans le Sud de l’île.
Le “Dou” ou “B13” est une drogue de synthèse particulièrement addictive dont les effets inquiètent fortement les autorités sanitaires et les forces de l’ordre. Revendue entre 150 et 200 euros le gramme, cette substance provoque de graves troubles physiques et psychologiques chez les consommateurs.
Face à la progression de ces trafics à La Réunion, les autorités judiciaires affichent désormais une volonté de fermeté, notamment en frappant directement les réseaux au portefeuille avec la confiscation des avoirs criminels.
Cette affaire illustre également la mobilisation des forces de sécurité contre les trafics qui fragilisent certains quartiers de l’île et alimentent la délinquance locale. Les services de l’État entendent poursuivre cette lutte contre les drogues de synthèse, considérées comme un enjeu majeur de sécurité publique et de santé dans les Outre-mer.



