La Fédération des associations de Wallis-et-Futuna de l’Hexagone a réuni plusieurs centaines de personnes au Mans, les 24 et 25 juillet, à l’occasion du 65ᵉ anniversaire du statut de territoire d’Outre-mer de l’archipel. Organisé au parc Théodore-Monod, l’événement a rassemblé des Wallisiens et Futuniens venus de toute la France, mais aussi de plusieurs pays européens, autour de deux journées consacrées à leur patrimoine culturel et à leur histoire.
Créée en 2021 à l’initiative de Paulo Mailagi, président de la fédération, cette célébration vise à permettre aux membres de la diaspora de commémorer un moment fondateur de l’histoire de Wallis-et-Futuna, tout en renforçant les liens entre les différentes générations. L’anniversaire du statut, signé le 29 juillet 1961, constitue un rendez-vous symbolique pour une communauté attachée à la préservation de ses traditions malgré l’éloignement de l’archipel.
Une célébration tournée vers la transmission culturelle
Tout au long du week-end, les visiteurs ont pu découvrir un village artisanal, assister à des spectacles de danses traditionnelles, écouter des chants polyphoniques et participer à plusieurs temps de célébration religieuse. L’objectif affiché par les organisateurs est de faire vivre les cultures wallisienne et futunienne en métropole, tout en sensibilisant les plus jeunes à leurs valeurs, leurs coutumes et leur histoire.
Les groupes de danse ont occupé une place centrale dans les festivités. Plusieurs formations venues de différentes régions françaises ont présenté des chorégraphies traditionnelles, notamment des danses guerrières comme le Niutao ou le Soamako. Les responsables des groupes ont également souligné les difficultés rencontrées pour confectionner les tenues traditionnelles loin des îles, tout en affirmant leur volonté de préserver l’authenticité de ces représentations.
Une diaspora toujours plus mobilisée
Selon les organisateurs, cette édition a une nouvelle fois attiré des participants venus de toute la France, mais aussi d’Angleterre et d’Allemagne. Cette mobilisation témoigne de l’attachement de la diaspora à un statut considéré comme un élément majeur de l’identité de Wallis-et-Futuna et de son histoire institutionnelle avec la France.
La gastronomie occupait également une place importante dans la programmation. Si les traditionnels cochons à la broche n’ont pas pu être préparés cette année en raison des restrictions liées au risque d’incendie, les organisateurs ont déjà donné rendez-vous aux participants pour la prochaine édition, avec l’ambition de poursuivre ce rassemblement devenu un événement incontournable pour la communauté wallisienne et futunienne de l’Hexagone.



