La Cour d’appel de Fort-de-France a examiné le recours de Claude Gelbras contre sa condamnation pour diffamation à l’encontre du professeur émérite Aimé Charles-Nicolas. L’affaire trouve son origine dans des courriels adressés par Claude Gelbras, accusant son beau-frère de viol et de pédophilie, alors que ce dernier devait participer à une cérémonie de remise de prix. Parallèlement, une plainte distincte pour des faits présumés d’inceste remontant à l’enfance a été déposée à Paris par Paule Charles-Nicolas, sœur du professeur et épouse de Claude Gelbras.

Devant la cour, la défense a demandé l’annulation de la procédure. L’avocat de Claude Gelbras a invoqué la prescription prévue par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ainsi qu’une atteinte au principe du contradictoire, affirmant que son client avait été condamné en première instance sans avoir été régulièrement convoqué et n’avait donc pas pu assurer sa défense.

La décision attendue la semaine prochaine

La partie civile a contesté ces arguments en soutenant que les accusations portées contre Aimé Charles-Nicolas étaient diffamatoires et s’inscrivaient dans un contexte de conflit familial. Son avocate a également estimé que les difficultés procédurales évoquées par la défense résultaient de délais administratifs et ne remettaient pas en cause le bien-fondé de la condamnation prononcée en première instance.

À l’issue de l’audience, la Cour d’appel a mis sa décision en délibéré. Les magistrats devront notamment se prononcer sur les questions de prescription et de régularité de la procédure avant de décider du maintien ou de l’annulation de la condamnation de Claude Gelbras. Le jugement sera rendu la semaine prochaine.

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