Le paludisme refait surface à Mayotte. Plusieurs cas ont été recensés ces derniers jours dans la commune de Chirongui, au sud de l’île, faisant craindre l’apparition d’un foyer de transmission locale, une situation inédite depuis plusieurs années sur le territoire.
Des symptômes proches du chikungunya
Selon les autorités sanitaires, 32 cas ont été confirmés la semaine dernière à Mayotte, dont 20 concentrés dans la commune de Chirongui. Une situation qui alimente les inquiétudes des habitants, alors que le parasite était jusqu’ici essentiellement importé depuis les Comores.
Dans les villages concernés, plusieurs riverains affirment avoir été contaminés ces dernières semaines. Certains décrivent des symptômes violents avec de fortes fièvres, des frissons, des douleurs musculaires et une grande fatigue.
Un habitant explique avoir ressenti des tremblements dans tout le corps, accompagnés de douleurs importantes l’empêchant de marcher normalement. D’autres racontent avoir tenté de soulager les symptômes avec des médicaments ou des remèdes traditionnels à base de citronnelle, de feuilles de goyavier ou de citronnier.
Le paludisme provoque généralement de la fièvre, des sueurs, des frissons, des maux de tête, des douleurs musculaires ou encore des nausées. Des symptômes parfois proches de ceux du chikungunya, également présent à Mayotte ces derniers mois.
Face à cette situation, plusieurs habitants disent multiplier les précautions pour limiter la prolifération des moustiques, notamment avec des moustiquaires et la suppression des eaux stagnantes autour des habitations.
Le foyer identifié à Chirongui constitue le premier épisode de transmission autochtone du paludisme enregistré à Mayotte depuis plusieurs années.



