Une sénatrice réunionnaise prise dans une fusillade lors d’une patrouille avec la BAC à Sevran

Par Matteo Zuberbuler 2 min de lecture
Une sénatrice réunionnaise prise dans une fusillade lors d’une patrouille avec la BAC à Sevran
Une sénatrice réunionnaise prise dans une fusillade lors d’une patrouille avec la BAC à Sevran Image : DR

La sénatrice socialiste de Seine-Saint-Denis Corinne Narassiguin, originaire de La Réunion, se trouvait dans un véhicule de la Brigade anti-criminalité de Sevran dans la nuit du 13 au 14 octobre 2026 lorsque des coups de feu ont été tirés. L’élue et les policiers sont sortis indemnes de l’incident.

C’est un épisode qui illustre crûment la réalité de certains quartiers de Seine-Saint-Denis. Dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre 2026, la sénatrice Corinne Narassiguin, élue socialiste du département et originaire de La Réunion, se trouvait en observation à bord d’un véhicule de la Brigade anti-criminalité de Sevran lorsque des coups de feu ont éclaté à proximité immédiate.

Il est 22h15 lorsque le véhicule de la BAC s’engage avenue Youri Gagarine, dans le quartier des Beaudottes, secteur réputé difficile de la commune. Des détonations retentissent soudainement. « Ils ont entendu les balles siffler à leurs oreilles », rapporte un policier. Les agents sont sortis du véhicule pour faire face à la situation, tandis que la sénatrice demeurait à l’abri sur la banquette arrière.

Des renforts de police sont rapidement intervenus sur les lieux. L’élue et l’ensemble des policiers présents sont ressortis indemnes de cet épisode. Aucune interpellation n’avait été effectuée dans l’immédiat. Un pistolet-mitrailleur a toutefois été découvert abandonné dans les parties communes d’un immeuble voisin du lieu de la fusillade, témoignant de la dangerosité de l’armement en circulation dans ce secteur.

Corinne Narassiguin effectuait cette nuit-là une visite de terrain aux côtés des forces de l’ordre, démarche qui lui a permis de mesurer directement les conditions d’exercice du métier de policier dans les zones les plus exposées du département.