Une mère et ses deux fils résidant dans le département du Var ont été mis en examen fin mai pour le meurtre de deux militaires polynésiens portés disparus depuis 2022 et 2023. Le procureur de la République de Toulon a confirmé mercredi cette information judiciaire qui éclaire d’un jour nouveau la disparition de ces deux soldats originaires de Polynésie française. Les enquêteurs ont probablement retrouvé les ossements des victimes, permettant ainsi de faire avancer substantiellement l’enquête sur ces disparitions restées inexpliquées durant plusieurs années.
Les deux militaires, dont les identités n’ont pas été précisées par le parquet, avaient disparu respectivement en 2022 pour le premier et en 2023 pour le second. Leurs disparitions avaient suscité une vive inquiétude dans leurs familles polynésiennes et au sein de l’institution militaire. L’enquête menée par les services de police judiciaire a finalement permis d’établir un lien entre ces deux affaires distinctes et d’identifier trois suspects au sein d’une même famille varoise.
Deux disparitions successives élucidées
La découverte probable des ossements constitue un élément déterminant dans le dossier d’instruction. Ces restes humains ont permis aux enquêteurs de requalifier les faits en meurtre et d’orienter les investigations vers ce trio familial. Les circonstances exactes des décès, les mobiles et les liens éventuels entre les suspects et les victimes n’ont pas été communiqués à ce stade de la procédure judiciaire.
Cette affaire met en lumière le drame vécu par les familles polynésiennes des deux disparus, restées sans nouvelles pendant de longs mois avant que la justice ne parvienne à établir le sort tragique réservé à leurs proches. Les militaires polynésiens servant dans les forces armées françaises sont environ deux mille à être affectés en métropole ou dans d’autres territoires. Leur éloignement géographique rend particulièrement douloureuses les situations de disparition pour les familles restées au fenua.
Un drame pour les familles polynésiennes
L’instruction judiciaire se poursuit désormais sous la direction d’un juge d’instruction du tribunal de Toulon. Les trois mis en examen restent présumés innocents et pourront faire valoir leurs droits dans le cadre de la procédure contradictoire. Le parquet n’a pas précisé si les suspects étaient placés en détention provisoire ou sous contrôle judiciaire. Les analyses médico-légales des ossements retrouvés devraient permettre de confirmer formellement l’identité des victimes et d’apporter des éclaircissements sur les causes de leur décès.
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