Une information judiciaire a été ouverte vendredi soir après la mort d’un homme poignardé à son domicile de Faa’a, en Polynésie française. Sa conjointe et un membre de sa famille ont été mis en examen puis placés en détention provisoire. La justice dispose à ce stade d’indices graves et concordants contre les deux suspects, dont les déclarations se contredisent.
Les faits se sont déroulés jeudi 13 août vers 1 h 30, dans une habitation du quartier Faatauira, côté mer. La victime, âgée d’une trentaine d’années, a reçu plusieurs coups de couteau et n’a pas survécu à ses blessures.
Une habitante de la maison explique avoir été réveillée par la femme mise en cause, qui lui aurait annoncé que la victime avait été poignardée. Pensant initialement à une nouvelle dispute, elle n’aurait compris la gravité de la situation qu’en apercevant les lumières des véhicules de secours.
Deux versions contradictoires
La conjointe de la victime et un homme de la famille âgé d’une cinquantaine d’années ont été interpellés puis placés en garde à vue. Selon les informations disponibles, ce dernier présente un handicap mental.
Le rôle exact de chacun reste à déterminer. Les enquêteurs doivent notamment établir qui a porté les coups mortels et dans quelles circonstances la confrontation a éclaté. Les versions livrées par les deux mis en cause ne concordent pas.
Le parquet considère néanmoins qu’il existe des indices suffisamment sérieux pour les impliquer tous les deux. À l’issue de leur garde à vue, ils ont été présentés à la justice, mis en examen et écroués.
Une information judiciaire pour meurtre
L’information judiciaire a été ouverte pour meurtre ainsi que pour meurtre commis par conjoint. Cette seconde qualification vise spécifiquement la femme qui partageait la vie de la victime.
Les investigations vont maintenant tenter de reconstituer précisément le déroulement de la nuit, d’identifier l’arme utilisée et de déterminer la responsabilité respective des deux suspects. Les expertises, les auditions des habitants et les constatations effectuées dans la maison devront permettre d’éclaircir les contradictions relevées.
La famille, profondément choquée, continue de vivre dans l’habitation où le drame s’est produit. Les deux personnes mises en examen demeurent présumées innocentes tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.



