Les agents territoriaux et les marins de SPM Ferries ont déposé deux préavis de grève pour le 27 août. Ils dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail, des problèmes de management et le non-respect de plusieurs règles encadrant l’activité maritime. Les syndicats demandent l’ouverture rapide de négociations avec la Collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Les préavis ont été remis mercredi à la direction de la régie de transports maritimes ainsi qu’à l’hôtel de la Collectivité. Le mouvement concerne aussi bien les personnels travaillant à terre que les équipages des navires.
Selon la CFDT, les difficultés sont signalées depuis plusieurs mois. Les discussions entamées en juin n’auraient pas permis d’obtenir d’avancées significatives et la mission de médiation sollicitée par la Collectivité n’aurait pas produit les résultats espérés.
Les représentants du personnel insistent toutefois sur le délai laissé avant le 27 août. Leur objectif affiché est de parvenir à un accord afin d’éviter une interruption du service maritime.
Des locaux jugés insalubres
Les agents territoriaux dénoncent des conditions matérielles dégradées. La CFDT affirme que certains salariés doivent travailler dans des locaux où de l’eau se trouve au sol à proximité d’un compteur électrique.
D’autres agents ne disposeraient pas de toilettes adaptées. Les revendications concernent également le stockage, la manutention, la santé et la sécurité au travail.
Ces accusations doivent recevoir une réponse rapide et documentée. Une régie publique ne peut exiger de ses salariés qu’ils accomplissent leurs missions dans des locaux potentiellement dangereux ou incompatibles avec les règles élémentaires de sécurité.
Les difficultés de management et la surcharge de travail contribuent également au malaise décrit par les représentants syndicaux. Ceux-ci estiment que la majorité des équipes de SPM Ferries est désormais concernée.
Les marins réclament le respect des règles
Les personnels navigants affirment ne pas demander de nouveaux avantages, mais l’application des conventions nationales et internationales, du droit du travail et des dispositions relatives à leur rémunération.
Ils bénéficient du soutien du Syndicat maritime Bretagne Océans, basé à Lorient. Cette organisation doit leur apporter son expérience des négociations dans les compagnies maritimes ainsi qu’un appui juridique.
Les représentants proposent de traiter en priorité les demandes susceptibles d’aboutir rapidement, avant d’examiner les dossiers plus techniques. La Collectivité territoriale, sollicitée, n’a pas souhaité réagir à ce stade.
SPM Ferries assure une mission essentielle pour les déplacements et l’approvisionnement de l’archipel. Le droit de grève doit être respecté, mais toutes les parties ont désormais la responsabilité de négocier sérieusement afin de protéger les salariés et de garantir la continuité du service. Une solution équilibrée doit être trouvée avant le 27 août.



