Ce matin-là, à Vairao, la vie s’est arrêtée net. Un petit garçon de 2 ans est mort après une attaque de chiens, rapportée par nos confrères de TNTV. Les secours ont été appelés en fin de matinée, ils sont arrivés vite, trop tard. Sur place, un pompier raconte une scène qui glace: « C’était sur tout le corps », dit-il, évoquant des morsures multiples, partout, comme si la violence n’avait trouvé aucune limite.
Très vite, le SAMU est mobilisé, l’enfant est pris en charge en urgence, l’instinct des soignants se heurte à l’irréparable. Les circonstances, elles, restent floues à ce stade, l’enquête devra mettre de l’ordre dans ce chaos. On sait seulement que l’enfant était avec sa nounou au moment des faits, et que plusieurs chiens se trouvaient dans la cour du domicile lors de l’intervention, sans qu’un chien de type pitbull ait été identifié, détail qui ne change rien au résultat: un enfant est mort, point.
Chiens errants, propriétaires absents: qui tient encore la laisse?
Chiens errants, propriétaires absents: qui tient encore la laisse? À force de fermer les yeux sur la divagation, on finit par compter les corps, et là, ce n’est plus une querelle de voisinage ou un débat de salon entre « amis des bêtes » et riverains excédés. Qui est responsable quand des chiens traînent, se regroupent, imposent leur loi? Le détenteur, s’il y en a un, évidemment. Mais aussi la puissance publique quand la rue devient une zone grise où plus personne n’ose trancher, par peur du conflit, par confort politique ou par idéologie molle qui confond autorité et brutalité. Le réel, lui, ne négocie pas.
Selon les secours, ce type d’accident serait une première dans la commune. On aimerait y croire, on aimerait surtout que ce soit la dernière. Reste maintenant à établir les responsabilités, à décider du sort des animaux et à regarder en face une question simple: combien faudra-t-il de drames pour que l’ordre revienne, clairement, durablement, sans trembler?



